La Société de zoothérapie bien
présente au Centre Frederick-George-Heriot
À chaque fois que Sam, Rouky et Pinote font
leur apparition dans une chambre du Centre Frederick-George-Hériot,
une étincelle provoque un moment unique, exceptionnel…
Lors de notre passage dans ce centre d’hébergement
et de soins de longue durée, Pinote, un épagneul japonais
de 3 ans, se promène, sans laisse, dans les couloirs, à
travers les résidents. La tête haute, sûr de
lui, le petit chien semble savoir où il s’en va. «
Hé! C’est Pinote », s’exclame une dame
au loin. De toute évidence, le représentant de la
race canine ne passe pas inaperçu. Les visages stoïques
font place à des sourires sans retenue.
Pas très loin, Tony Marcil garde l’œil
sur l’adorable épagneul. Propriétaire du petit
chien, il agit comme bénévole pour la Société
de zoothérapie de Drummondville. À chaque semaine,
l’homme à la retraite vient passer une demi-journée
par semaine au Centre Frederick-George-Heriot. À Noël,
il y viendra quelques heures…
« Les résidants ne connaissent pas
mon nom. Ils me surnomment Monsieur Pinote. C’est vraiment
mon petit chien la vedette ici », lance le bénévole,
sans trop se soucier de sa propre popularité.
Originaire du Lac-Saint-Jean, Tony Marcil avoue
qu’il retire bien des bénéfices de cette expérience.
« J’étais représentant auparavant. J’avais
l’occasion de rencontrer bien des gens. Depuis ma retraite,
c’est une autre vie. Aujourd’hui, la zoothérapie
me permet à nouveau de maintenir des contacts humains »,
insiste le propriétaire de l’épagneul.
Petits bonheurs
Pinote poursuit sa route. Il entre chez Osias Poirier, un journaliste
à la retraite qui habite au Centre depuis maintenant trois
ans. L’effet est immédiat. L’atmosphère
change, pour le mieux. Le petit chien au nez retroussé s’approche
du résidant. Il veut monter sur la table. Comme d’habitude,
il se laisse caresser, remuant la queue discrètement.
« Avez-vous déjà vu un beau
petit chien comme ça », nous demande Osias Poirier,
avant de nous raconter quelques souvenirs de sa brillante carrière.
Puis, Sam, un beau labrador blond de 11 ans, et sa maîtresse,
Pauline Boisclair, joignent le groupe. Certaines personnes hospitalisées
préfèrent les gros chiens. C’est le cas de Aimé
Laterreur.
« La visite de Sam me fait bien plaisir »,
de dire spontanément le résidant du Centre Frederick-George-Heriot.
La propriétaire du labrador semble toujours
aussi impressionnée par la magie créée par
le contact homme-animal. « Ce sont des petits moments de bonheurs
inoubliables. Les larmes cessent. Les gros et les petits problèmes
sont mis de côté », observe Pauline Boisclair,
en jetant un coup d’œil vers Sam.
Puis, nous nous retrouvons dans la chambre de Johanne
Lauzière. Cette fois, c’est la race féline qui
prend la relève. Sur les murs, il y a des photos de chats
partout. C’est certain : les minous sont les bienvenus. D’ailleurs,
Rouky se sent très à l’aise.
« Quelques fois, Pichounette vient me voir.
C’est un beau chat blanc. Elle se couche autour de mon cou.
Elle fait mon collet. Après, je peux me promener dans le
Centre. Elle reste à sa place », raconte Johanne Lauzière.
La visite se termine chez Madeleine Turcotte. Cette
fois, Pinote, Sam et Rouky s’unissent au plus grand plaisir
de la résidante.
« Avant, je n’aimais pas les chiens.
Maintenant, tous ces petits animaux me procurent beaucoup de joie.
J’aime bien les recevoir ici », commente Mme Turcotte.
À l’origine de tous ces petits bonheurs,
il y a Louise Paré, la fondatrice de la Société
de zoothérapie de Drummondville.
« D’un point de vue scientifique, nous
ne savons pas très bien pourquoi la thérapie assistée
par l’animal provoque un effet aussi bénéfique.
Quoi qu’il en soit, avec le chat ou le chien, il n’y
a pas de gêne, pas de restriction, pas de jugement. Par exemple,
j’ai vu une personne aphasique améliorer de façon
substantielle son langage en présence d’un animal »,
souligne l’instigatrice du projet de zoothérapie à
Drummondville.