Témoignages

Brutus, une thérapie pour tous
De petits moments de bonheur en compagnie de minou et pitou
Un bénévole vous parle - Alain Boisvert

(17 décembre 2002) LES RECHERCHES EN ZOOTHÉRAPIE : DES RÉSULTATS ÉLOQUENTS

Certaines recherches ont été effectuées, au cours des années, en zoothérapie. Voici quelques-uns des résultats et des observations dégagés de ces expériences. Certains ont été tirés du livre Pets and the Elderly : The Therapeutic Bond, d‘Odean Cusack et Elaine Smith. D’autres ont été mentionnés par les personnes interviewées.
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Résultats de recherches

¨ Déjà en 1929, des expériences en laboratoire ont indiqué que le pouls d’un chien ralentissait et que la tension artérielle s’abaissait à la suite du toucher par un humain.
¨ Aujourd’hui, les chercheurs confirment que ce résultat n’est pas à sens unique. Il existe une relation symbiotique entre l’animal et l’humain. Le contact avec un animal apaise autant le maître que l’animal.
¨ Parler à des gens augmente la tension artérielle, parler à un animal la réduit.
¨ Un chien peut sauver la vie d’un humain : prenons le cas d’un aîné ou d’une personne en perte d’autonomie qui vit seul, ayant pour toute compagnie son chien. Celui-ci devient son système d’alarme (entend tous les bruits). Il peut permettre à l’individu de demeurer à la maison plus longtemps ¾ au lieu d’entrer en institution ¾ puisqu’il s’y sent en sécurité. Les chiens, comme les chats, ont déjà sauvé des familles entières qui risquaient de périr dans un incendie.
¨ L’animal incite un propriétaire à demeurer actif. En effet, il doit être nourri, soigné, lavé, peigné et promené. La compagnie d’un animal ne fait pas que combler un besoin psychologique dans la vie d’un aîné : il pourrait aussi lui permettre de vivre plus longtemps
¨ Dans un projet réalisé par Andrysco, une aînée, violentant verbalement ses compagnons et souffrant d’anxiété, a cessé ces comportements lorsqu’elle fut mise en présence d’un chien thérapeute (dompté pour la zoothérapie). Après ce contact, elle a commencé à accepter sa réalité présente. Petit à petit, elle s’est rétablie.
¨ D’après certaines recherches préparées par l’Université de Pennsylvanie, les propriétaires d’animaux récupèrent plus facilement d’une maladie que les autres. Les résultats de l’étude d’Erica Friedmann et de quelques collègues sont clairs : la guérison, à la suite d’un accident cardio-vasculaire, est grandement accélérée si le malade possède un chien.
¨ Une étude sur les effets thérapeutiques de la présence d’un animal a été effectuée auprès de trois groupes d’aînés. On a remis au premier cinq perroquets ; le deuxième groupe a reçu des bégonias. Le troisième groupe (qu’on appelle un groupe de contrôle) n’a eu droit ni à l’un, ni à l’autre. Les douze individus à qui l’on avait remis des perroquets ont montré des signes d’amélioration (ceux ayant reçu des plantes aussi), tout spécialement dans leurs attitudes concernant leur santé et les autres, tandis qu’on a pas dénoté de changements significatifs pour le groupe de contrôle.
¨ Au Colorado, un centre d’accueil a adopté un chien afin d’en faire cadeau à un aîné alcoolique. Prénommée Buffy, elle a permis au patient de reprendre goût à la vie, de maîtriser son alcoolisme et de participer plus activement aux activités de groupe.
¨ Des recherches ont indiqué qu’une personne fixant un poisson dans un aquarium pendant trois minutes verra sa tension artérielle s’abaisser.
D’autres avantages

¨ Les animaux sont intéressants, ils nous occupent. Leurs cabrioles et sauts sont souvent amusants. Ils aiment vivre et amuser les humains. Cohabiter avec un animal peut même développer le sens de l’humour!
¨ A-t-on souvent vu des adultes se rouler par terre, courir après un autre humain par plaisir, roucouler des mots doux, etc. ? Pourtant c'est ce qui se produit lorsqu'une personne vit avec un animal, un chien en particulier.
¨ La présence d’un animal ne fait pas qu’amorcer les conversations et promouvoir le développement d’un lien dans un groupe. Elle permet aussi le développement de nouvelles amitiés avec des étrangers. C’est ce qu’a observé Peter Messent, du Animal Study Center, en Angleterre. Il a étudié le comportement des étrangers face à la présence d’une personne accompagnée de son chien en certaines occasions, et seule d’autres fois. Dans le premier cas, il a observé une réaction quelconque de la part de 22% des étrangers, comparativement à 2% lorsque l’individu n’était pas accompagné de son chien.
¨ Dans une société où les deux parents travaillent, la présence d’un animal peut permettre à l’enfant de développer des liens d’amitié et lui procurer une certaine stabilité. L’enfant peut aussi partager ses joies, ses peines et ses angoisses.
¨ La compagnie d‘un animal peut amener le développement de certains sentiments, dont l’empathie, l’estime de soi, le contrôle de soi et l’autonomie.

Source : Cahier VIVRE PLUS, Ottawa-Hull, 7 janvier 1988

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